En couverture du midi libre !

Ce vendredi 1er janvier 2021, Midi Libre a publié un article qui parle de nous :

Quand ils regardent  les quelques hectares du terrain en friche, Jacques et Catherine Brissaud s’y voient finir leur vie. D’une façon paisible, autour d’une communauté d’amis, des plus jeunes qui s’occuperaient d’eux et dont ils pourraient garder les enfants. Ils vivraient ici, dans des bâtiments construits avec des matériaux écologiques.

« Être le plus possible en accord avec nos valeurs »

Avec un potager, un poulailler et une salle commune pour organiser des fêtes et des cafés débat. Et surtout, ils seraient tous propriétaires du lieu et voteraient pour prendre les décisions. « On a fini avec nos enfants, on voudrait partager des choses avec des gens, être le plus possible en accord avec nos valeurs. Ne pas rester dans notre coin avec notre argent », explique Catherine Brissaud.

Le tableau a tout d’une utopie, d’une communauté qui tente de reconstruire la civilisation humaine dans un film postapocalyptique ou d’un énième « délire écolo »… Mais ce rêve, les Brissaud, et sept autre coopérateurs sont en train de se le construire. Leur projet d’habitat participatif « La Caminade » fait doucement son chemin, trois ans après son lancement.

Le conseil municipal a voté la cession du terrain au début de l’année 2020 et le collectif, officiellement créé au mois de novembre, vient de déposer une demande de permis de construire. « Quatre immeubles, donc 17 appartements en tout seront construits, avec des matériaux écologiques », détaille Jacques Brissaud. Les habitations seront très « classiques », avec un chauffage à la géothermie mais loin de l’éclairage à la bougie. « Mais elles seront simples, sans fioritures », précise son épouse.

Un long processus administratif

Depuis la loi Alur 2014, les coopératives d’habitants peuvent exister aux yeux de la loi. C’est là-dessus que les huit foyers de coopérateurs de la Caminade (de 3 a 77 ans) s’appuient pour leur projet. Ils en seront les propriétaires, à parts égales et ne peuvent pas spéculer dessus s’ils veulent la quitter un jour. « Nous sommes éligibles au prêt locatif social, explique Jacques qui s’occupe de l’administratif et qui a dû crédibiliser le projet devant les administrations. Chacun mettra en fonction de ses moyens mais nous pouvons aller jusqu’à un échéancier de 40 ans. »

Sa femme, elle, est plutôt chargée de recruter les neuf nouveaux coopérateurs. La Caminade organise des apéritifs une fois par mois sur le terrain, afin de présenter le projet aux intéressés :  » Certains viennent s’informer, se lancent dans l’aventure, mais finissent par changer d’avis et s’en aller parce que ce n’est pas ce qu’ils veulent. »L’essentiel étant pour elle de partager leurs valeurs : l’écologie, la solidarité. Et surtout le désir de vivre autrement.